Présentation à LA RÉUNION de l’activité de Biographe Hospitalier – 8 ème Congrès ONCOTOM – 9 nov. 2013

Présentation à LA RÉUNION de l’activité de Biographe Hospitalier

8ème Congrès ONCOTOM – 9 nov. 2013

Au 8ème congrès de cancérologie (Oncologie) des Départements et Territoires d’Outre-mer, qui se tient à la Réunion du 5 au 9 novembre 2013 (Hôtel Le Récif à Saint-Gilles-les-Bains), une journée entière est dédiée aux « soins de support » ; complémentaires et partie intégrante de la médecine hospitalière, ces attentions sont essentielles au réconfort, au bien être et à la dignité des patients.

Tout comme leurs familles et les personnels soignants, les patients sont avant tout et en priorité des personnes humaines, souvent en grande souffrance ; et parfois, là où la médecine trouve ses limites en termes de moyens ou de résultats, il est important de se souvenir que ces personnes ont aussi un besoin immense que l’on prenne soin de leur apparence, de leur âme, de leur cœur, de leur esprit…C’est là que les soins de support interviennent utilement, en renfort de la médecine traditionnelle.

Leur vocation est de réconforter, d’adoucir les moments difficiles, de susciter espoir et surtout dignité à ceux qui sont gravement malades, dépendants et en souffrance voire en fin de vie, en tout cas confrontés à l’angoisse et aux douleurs quotidiennes liées à leur état de santé.

En 2007 ont été instaurés à la Réunion des soins de support dits de socio-esthétique ; leur objectif est d’aider les patients atteints de cancer principalement, à retrouver une image et un bien-être au moyen de soins esthétiques divers.

En 2013, le projet de proposer aux mêmes personnes des biographies en milieu hospitalier tend également à offrir à ceux qui le souhaiteront, la possibilité de se projeter sur un acte d’espoir et de don : le recueil de leur histoire, du récit de leur vie sera fait avec éthique, loyauté, bienveillance et douceur, par le biographe hospitalier. Puis l’ouvrage ainsi réalisé leur sera offert si possible ; ou il sera offert à leur famille, comme un beau souvenir qui traversera le temps et permettra aux petits enfants par exemple, de mieux connaître la personne concernée.

Il peut être important pour pouvoir se construire ensuite, que survive la mémoire de ceux qui partent ! Un patrimoine culturel est aussi en jeu, et ainsi susceptible d’être préservé.

J’ai été personnellement formé à cet effet au Centre Hospitalier Louis Pasteur de Chartres, par l’association “Passeur de mots passeur d’histoires”, que pilote et anime Valéria MILEWSKI (http://valeria-milewski.com/).

Je n’aspire qu’à une chose : Que tous, médecins mais aussi psychologues et autres soignants, décideurs institutionnels, cadres et intervenants administratifs, mesurent la portée de cette démarche humaniste et souhaitent s’investir en conséquence, toutes précautions notamment éthiques étant prises en amont évidemment.

Enfin, si cela a pu fonctionner à Chartres depuis 2007 avec un réel succès, puis maintenant à Toulouse (sur les malades d’Alzheimer) et à Pontoise plus récemment, si deux Fondations dont la Fondation B. BRAUN ont déjà récompensé cette initiative en tant que “soin et bientraitance” (http://www.youtube.com/watch?v=c0iZshAsSr4), pourquoi alors la Réunion, ne suivrait pas le mouvement ?

François DIOURY – contact@lecriteur.com