Quelques références

Ci-après quelques extraits ou préfaces rédigés par mes soins :

Guy MEUNIER

Guy MEUNIER,

Dans son dernier opus paru en déc. 2012 :
« Attention à la marche en descendant du train » aux Editions LAVILLATE.

“Guy MEUNIER est mon ami ! Pardon chers lecteurs, de cette surprenante confidence en guise d’introduction à une préface ! Pardon aussi d’un possible manque d’objectivité, pour apprécier et vous donner envie de découvrir l’œuvre unique et surprenante de cet homme si attachant !

Un ami, que je n’ai pourtant jamais rencontré ! C’est dire si son œuvre dans sa globalité est capable à elle seule de susciter admiration, émerveillement et un tel enchantement que l’on attend impatiemment la publication de son prochain ouvrage, avant même d’avoir fermé la dernière page du précédent !
Guy MEUNIER est un artiste surprenant ! Véritable sculpteur de la pensée et des mots, il cisèle ses œuvres tel un orfèvre transforme la matière brute en chef d’œuvre, pour nous offrir au fil du temps des poèmes d’une incroyable richesse, accessibles à tous et d’une portée universelle ; Guy MEUNIER emmène ses lecteurs dans un voyage sans limites, parcours inattendu parfumé de subtiles odeurs de sous bois, de champignons, d’humus et de sylvestres promenades.
Humour, dérision, grande sensibilité enfin réalisme et anticonformisme caractérisent l’ensemble de ses créations, les rendant uniques, touchantes et riches de philosophie.
Les poèmes de Guy MEUNIER sont également des œuvres musicales, à la tonalité tantôt jazzy et festive, tantôt empreinte de nostalgie et de la sagesse du vieux tigre, dont les crocs et les griffes usés par le temps sauront “arrondir” les grognements, pour les transformer en agréables et rassurants ronrons …
Le bœuf est lent, mais la Terre est patiente !

Les poèmes de Guy MEUNIER sont avant tout épicuriens, et d’une extrême sensibilité : ils se gouttent, se dégustent, se lisent et se relisent à l’encan, tant ils invitent au rêve et au carpe diem, sans perdre de vue le côté éphémère de la vie et de toutes ses fenêtres…quelle que puisse être la météo au moment où on les ouvre.
Attention toutefois, la magie des sons et la ronde des mots de ce poète hors cadre échappera peut-être au lecteur non averti, trop distrait, trop pressé : la dérision, une approche quasi surréaliste parfois, enfin l’éclectisme de ses œuvres font des poèmes de Guy MEUNIER une belle île en mer, accessible uniquement aux meilleurs navigateurs !

Alors amis lecteurs, embarquez vite, et venez découvrir (ou voler!) les merveilleux écrits de Guy MEUNIER, vous ne le regretterez pas…comme vous aurez envie j’en suis certain, de les partager ensuite avec vos proches ! »

 

 

Christian JALCRESTE

“Le Billard à trois bandes”

(octobre 2013 – Disponible à la vente sur www.leseditionsdunet.com)

« Dans ce récit au style enlevé, plein de rebondissements qui emportent le lecteur comme un oiseau de compagnie perché sur l’épaule de notre héros, C. J. met en scène les “aventures” romanesques et passionnantes de Julien Du Rouve, sémillant jeune homme d’origine cévenole et protestante, au tempérament rebelle, épris de justice, et doté d’un idéal en acier trempé ! De la France des années 80 à l’Afrique des réseaux de l’ère post coloniale, d’un Berlin du rideau de fer au Liban durant des périodes particulièrement troublées, le lecteur haletant suivra avec délectation et sans la moindre lassitude les péripéties de Julien, ses états d’âme et l’évolution de sa sensibilité, fréquemment à fleur de peau. Diplômé d’une grande école française et de souche relativement modeste, J. commence ses aventures comme simple et néanmoins brillant stagiaire d’une société de travaux publics en Afrique ; noyé dans la masse des amants de passage d’une Mata Hari locale, J. est durant ce premier séjour hors de France approché par divers personnages au relief original et varié, chacun contribuant graduellement à lui forger un caractère fort et tolérant, une aptitude salutaire au jugement, une expérience humaine riche d’enseignements, et une vision plus juste des réalités. A l’occasion de son service militaire, J. est entraîné bien malgré lui dans d’autres aventures mouvementées, approchant d’autres « cercles » très particuliers ainsi que des personnages hauts en couleur qui marqueront définitivement sa vie, au point que des années après ces événements J. ressentira de façon impérieuse la nécessité de coucher ses souvenirs sur le papier.

Est-ce pour simplement partager ses réflexions avec le lecteur, ou pour exorciser par un partage symbolique de son récit une mémoire douloureuse et chargée de questions irrésolues, que J. se livre ainsi au lecteur affamé ? Seul l’avenir nous le dira, puisque l’auteur nous promet une suite à ce premier roman. Mais il semble incontestable que le jeune et bouillant J. de ces années 80 a aujourd’hui fait place à un J. lucide, posé et fortement structuré dans sa pensée ; J. est avant tout soucieux de justice et de solidarité, déterminé et sans aucun doute bien assagi ; et il est encore plus amoureux de « sa belle réunionnaise », elle qui a su envers et contre tout, lui conserver son amour et sa tendresse durant toutes ces années d’épreuve.

Enfin sous une apparence anodine, ce récit évoque de manière romancée mais suffisamment évocatrice la dure réalité des mondes parallèles et du règne sans pitié des services secrets de tel ou tel gouvernement, lesquels depuis des siècles et dans une impunité quasi immuable, s’arrogent le droit suprême de vie et de mort sur des hommes, ou des femmes… »

 

 

 

Arnold JACCOUD

“Le Ventre du Barbare”

(à paraître en 2013)

Préface

« Il y a des hommes à qui tu ne dois pas donner la main, mais seulement la patte :
 Et il est préférable alors, que la patte ait aussi des griffes ».

Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra (1885)

 

Helvétique et protestant ayant depuis de nombreuses années posé ses pénates à la Réunion, Arnold JACCOUD est psychosociologue, formateur, chercheur et romancier essayiste; souvent qualifié de doux rêveur en raison d’une apparence débonnaire et d’un âge inspirant avant tout le respect, il est et demeure un homme aux yeux résolument ouverts, aux oreilles attentives !

Ce qui se passe à notre époque, en particulier dans la société réunionnaise où il fut tout d’abord invité à venir travailler puis qu’il a sans doute choisie en raison de la fameuse douceur et du parfum vanillé de ses fruits innombrables, ne le laisse pas indifférent et lui permet d’exercer en permanence son sens aigu de la sociologie des organisations, de l’analyse sociale… et de ses quelques couacs ou dérives !

Arnold JACCOUD est soucieux de comprendre au quotidien les systèmes sociaux, leurs mécanismes, les comportements et motivations intimes de tel ou tel; à cette fin il s’immerge et s’investit depuis des décennies, sur les modes de fonctionnement des individus, des organisations comme des systèmes sociaux, qu’il observe et décortique avec un regard critique et quasi chirurgical.

Dans ce cadre, notre auteur se plaît aussi à étudier les enjeux socioéconomiques et les conséquences diverses d’un certain modernisme mondialisé sur le microcosme réunionnais, sur ses édiles, ses opérateurs économiques, bref sur les multiples composantes de la société locale.

Fût-ce avec une part de rêve et d’indispensable idéalisme, Arnold JACCOUD est soucieux où qu’il soit d’aider à œuvrer pour une société plus équitable, plus solidaire, plus respectueuse de valeurs socle essentielles, dont il stigmatise parfois avec humour et dérision mais aussi avec une grande justesse, les dérives en perpétuel renouvellement.

***

C’est ainsi que cet auteur atypique et d’une grande lucidité nous régale de ce « Ventre du Barbare », fruit d’une imagination certes féconde; mais c’est aussi véritable pamphlet, en rapport étroit avec une incontestable et bien triste réalité, et tout à fait transposable sur d’autres terres, sous d’autres latitudes, tant le phénomène de la pieuvre mafieuse est universel dans ses finalités, sinon dans ses modes opératoires.

Dans ce polard sociologique, roman fiction magnifiquement écrit, il met en exergue une injustice organisée, qu’il décortique sans complaisance dans ses rouages politico économiques, judiciaires et financiers, à la lumière des malversations diverses et variées qui s’ensuivent. Il reconstitue ainsi un puzzle vu de l’extérieur, qu’il nous livre « tel quel » pour le plaisir des lecteurs qui ne peuvent plus ensuite, qu’aspirer à en découvrir l’issue !

Son imagination aidant, il peut parfois donner une coloration inédite à des organisations supposées secrètes ou ésotériques, lesquelles n’ont peut-être pas les vertus ou les pouvoirs qu’il leur confère : il ne fut jamais établi en effet que se réunir ici ou là avec tel ou tel accoutrement pour philosopher, fraterniser, partager des moments privilégiés et cultiver une certaine idée de l’amitié ou de la société idéale, faisait de telles rencontres les sources de pouvoirs occultes et supposés néfastes. Pour autant il demeure possible de s’interroger, au regard des nombreuses « affaires » liées à de telles organisations, et qui ont au fil du temps alimenté la chronique depuis quelques décennies.

De même, si elle peut faire et fait souvent l’objet de nombreuses critiques, l’activité d’un club service permet néanmoins par ses œuvres caritatives de contribuer dans une certaine mesure et concrètement, à un mieux être social et humain; tout au plus peut-on s’interroger ici, sur la nécessité de faire ou pas une publicité à des œuvres supposées discrètes, tirant précisément leur noblesse de la réserve sensée accompagner leur mise en œuvre.

Quoiqu’il en soit le romancier est libre de son appréciation et doit le rester, tant il est vrai que certains constats ou situations peuvent, espérons le, nous conduire à réfléchir et agir !

L’éthique et la justice sont la clef de voûte de notre société, ainsi que nous le rappelle ce proverbe attribué à la culture russe : « Ne te méfie pas de la justice, mais des juges !»

De même, Artémis et son glaive exigent pour préserver leur mission de justice que les vrais hommes libres, soucieux des principes d’équité indispensables à l’harmonie à laquelle aspire notre société, s’expriment en toute sérénité. Non pas pour endosser la tunique des turpitudes, mais pour que l’esprit de responsabilité et de justice demeure, vigilant et à l’écoute des dépossédés, des familles en souffrance et du nécessaire équilibre qui seul, façonnera durablement nos cités…

Sur cette bonne vieille Terre, faut-il le rappeler, tout ce que nous faisons de bien sera un jour ou l’autre, bénéfique à l’évolution de notre société !

Romancier franc-tireur et analyste satyrique, Arnold JACCOUD nous invite par ce roman remarquable à réfléchir sérieusement sur les enjeux, les dysfonctionnements et surtout les graves injustices d’une société qui, si elle est ici réunionnaise, pourrait tout aussi bien être observée sur tel ou tel continent, au regard de la multiplicité des exemples actuels que peut relever n’importe quel citoyen attentif.

Reste toutefois que l’imaginaire a ses limites; et que par définition, toute œuvre de fiction peut se voir contrecarrée par une réalité différente. Aussi au terme d’une lecture incontestablement passionnante, notre devoir et notre liberté de lecteur seront-t-ils avant tout,  d’imaginer une possible suite à cette bouillonnante affaire.

Et qui alors, peut dire que David restera tout blanc, et Goliath tout noir ?

Au moment où cette préface est rédigée, la Justice avec un grand « J » semble avoir choisi son camp…

Chacun pourra dès lors, se forger ses propres convictions…

 

Francois DIOURY
Ecrivain – biographe